jeudi 8 janvier 2009

The shift: la 2nde renaissance



Il faut être aveugle pour ne pas voir que l’on vit en ce moment deux mouvements en parallèles: d’un côté un mouvement de type “luciférien”: guerres un peu partout dans le monde, et plus particulièrement en Afrique, au moyen orient (Israel et la palestine, l’Irak, le Liban, etc.) et en Asie centrale (Afghanistan, Tibet), crise économique, problèmes écologiques (dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles, démographie galopante, pêche et chasse excessive, mauvaise gestion de l’eau, émission de produits chimiques toxiques, etc.). Les solutions à ces problèmes sont de moins en moins locaux et de plus en plus mondiaux. Les problèmes écologiques par exemples affectent aussi bien les tribus africaines qui vivent en autarcie, et qui ne font que subir cette transformation écologique) que les banquiers londoniens.
En rester là consisterait à se morfondre dans son coin, en disant “c’est terrible, il n’y a rien à faire, nous sommes damnés!”. Une autre vision consisterait à vouloir revenir en arrière: “Avant, c’était beaucoup mieux”. Le “avant” peut vouloir nous faire revenir un siècle (à l’époque de nos arrière grands-parents “quand on avait encore des valeurs” disent certains) ou plusieurs milliers d’années en arrière (au temps des chasseurs-cueilleurs, époque réputée paradisiaque par une frange des new-agers). Le mythe de l’Age d’Or est toujours présent dans les esprits.


Mais ce monde moderne “tragique” par certains côté est aussi porteur de nouvelles potentialités: mondialisation culturelle qui crée des pont entre les peuples en diminuant le racisme et la xénophobie, médecines ayant permis d’améliorer considérablement l’espérance de vie, capacités de production agricole qui peuvent libérer de la famine, technologies de communication permettant de savoir ce qui se passe à tout endroit de la planète, connaissances décuplées sur la manière dont les écosystèmes, les sociétés, et les personnes fonctionnent, savoir quasi exhaustif sur l’ensemble des cultures existantes ou ayant existé, et développement progressif de la conscience de l’impact de la civilisation humaine sur la planète.

Cette mondialisation des consciences est en marche, et bien que l’on n’entendent que les arbres qui tombent, il y a aussi une forêt qui pousse. Des voix, des consciences s’élèvent pour apporter un message radicalement nouveau fondé sur l’espoir, l’entraide, le respect de l’autre, mais aussi la pensée complexe et des technologies systémiques.

A ce sujet, j’ai mis en introduction ce merveilleux court métrage “The Shift” qui montre que de partout une nouvelle conscience émerge: à la fois planétaire et locale, spirituelle et pragmatique, empathique et développementale. Cette nouvelle conscience peut prendre des milliers de formes, notamment la Vision Intégrale et la Spirale Dynamique. Si vous voulez en savoir plus sur ce court métrage vous pouvez aller sur le site: http://theshiftmovie.com

J’aime à penser que nous sommes très nombreux à sentir ce besoin, cette urgence de nous lever, de porter notre regard au delà de nos propres petits problèmes quotidiens et locaux, et de participer à ce grand mouvement, que Marilyn Ferguson appelait à juste titre un nouvel âge.. Le terme “new age” est maintenant un peu péjoratif (un peu comme le terme “gourou”) alors qu’il exprime juste ça: on entre dans une nouvelle perspective, une nouvelle manière de voir le monde, un nouveau paradigme qui inclue à la fois l’individuel et le collectif, l’intériorité et la pratique.

On ne peut pas prétendre que l’on ne savait pas! On ne peut pas prétendre que l’on ne sent pas cela très fortement à l’intérieur de nous... Let’s stand up and help the Shift takes place...

1 commentaire:

alex Papanastassiou a dit…

Jacques,

Super ce film. Encore une petite perturbation plus ou moins périphérique qui devrait être "négligeable" dans une logique déterministe, mais qui est en fait un battement d'ailes du papillon...

Dans tous les domaines on voit bien que l'analytique, la spécialisation, les "silos" et les logiques des masses et des aggrégats ne fonctionnent plus. Il ne s'agit plus de travailler autour de concepts de moyenne et de courbes en cloche... comme la crise financière le démontre il y a d'autres distributions de probabilité et des "cygnes noirs" comme dirait Nasim Nicolas Taleb.

The Shift starts within though: we cannot rise to help anything happen if we don't sit first in introspection and meditation to let the inner shift take place and get amplified.

Amitiés,

alex